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ZODIAC

Nord et Sud, nature et culture

Le début de l’année naturelle au Bélier, pourquoi ?


mercredi 14 septembre 2011, par Claire HENRION

article publié dans la revue 3.7.11 en 2007

CONSTITUTIONS UNIVERSELLES ET DISTINGO NATURE-CULTURE

Selon que je veuille étudier le climat météo ou le climat socio-politique, je vais prendre comme référence anuelle pour cadrer mon propos, le thème de l’ISP (que l’on devrait appeler ISPN, pour Ingrès Solaire de Printemps Nord !) pour le climat météo, et le thème de l’Ingrès Solaire d’Automne Nord-Printemps Sud, pour le climat social, historique.

L’ingrès Solaire de Printemps Nord nous parle de nature, l’Ingrès Solaire de Printemps Sud (ou automne nord) nous parle de culture, pourquoi ?

D’abord, qu’est-ce qui définit Nord et Sud ?
La physique définit ainsi les pôles d’une sphère quelconque : le pôle nord est celui d’au-dessus duquel on voit tourner la sphère dans le sens inverse des aiguilles de la montre, le pôle sud est celui d’au-dessus duquel on voit la sphère tourner dans le sens des aiguilles de la montre.

Prenez un globe, donnez lui le mouvement de rotation de la Terre, d’Ouest en Est : si vous le regardez par en dessus (vous êtes alors au dessus du pôle nord) l’hémisphère que vous voyez, l’hémisphère nord, tourne dans le sens inverse des aiguilles de la montre - donc dans le même sens que la Terre dans sa révolution autour du soleil - .
En conservant le même mouvement, placez le maintenant au dessus de vous, ou renversez le de 180° de sorte que vous vous trouviez au dessus du pôle sud : l’hémisphère que vous voyez, l’hémisphère sud, tourne dans le sens des aiguilles de la montre et pourtant il tourne toujours dans le même sens, celui de la rotation de la Terre.
De même, un observateur situé dans l’hémisphère nord voit la voûte céleste tourner autour de l’étoile polaire dans le sens inverse des aiguilles de la montre. Un observateur situé dans l’hémisphère sud voit la voûte céleste tourner autour du pôle sud (pas d’étoile) dans le sens des aiguilles de la montre. Mais où qu’on soit sur Terre, du moment qu’on regarde vers le Nord, on voit le ciel tourner dans le sens inverse des aiguilles de la montre et, du moment qu’on regarde vers le Sud, on le voit tourner dans le sens des aiguilles de la montre. Il n’y a que la culmination de l’écliptique qui change de côté (Sud ou Nord) selon l’hémisphère dans lequel on se trouve.

Le sens inverse des aiguilles de la montre est aussi le sens dans lequel la terre tourne autour du soleil.

Si l’on la considère nord en haut et sud en bas, la Terre tourne dans le sens inverse des aiguilles de la montre.
Pourquoi met on le nord en haut, c’est cette question que, dans un premier temps, je m’efforce d’éclaircir.

Les pôles de la Terre.
La Terre est recouverte aux trois quart d’océans et pour un quart de continents émergés.
Les trois quarts des continents émergés sont dans l’hémisphère nord, l’autre quart au sud. (en fait la proportion est entre un quart et un tiers - ce rapport est le même que celui des diamètres terre / lune).
Les continents, de terre, sont étanches, par rapport aux océans, d’eau, fluides.

Pôles terrestres, pôles célestes, une réciprocité :
Pôles terrestres : le pôle nord est au milieu d’un océan (fluide) entouré de continents (étanches).
Le pôle sud est un continent (étanche) entouré d’océans (fluide).
Le nord concentre l’eau et rejette les continents autour, le sud concentre la terre et rejette les océans autour.

Pôles célestes : marqué au nord par une étoile (bêta UMI), marqué au sud par une absence d’étoile : pas d’étoile de magnitude supérieure à 3 dans un rayon de 12° autour du pôle céleste sud (dans la constellation de l’Octant).

Ces considérations sur les pôles géographiques et célestes, s’ils nous permettent de nous situer dans le contexte global actuel de notre planète ne doivent pas nous faire oublier que cette situation n’est bien sûr que provisoire dans l’évolution géologique de la Terre. Et d’un point de vue céleste, la précession des équinoxes fait que le nord n’est pas toujours dans l’axe d’une étoile et qu’il arrive au sud d’avoir une étoile polaire. C’est une autre recherche.

La relation Terre-Soleil est l’archétype universel pour nous, terriens, du zodiaque ou cycle de la vie. Quoique chacun, selon sa latitude et les caractéristiques topographiques de son lieu l’expérimente sous diverses facettes, l’alternance de l’ensoleillement des pôles terrestres rythme universellement nos années.

Terre et mer n’ont pas la même réaction à l’ensoleillement. On sait que les océans en tempèrent et diffèrent les effets.

Variation de distance et de vitesse et facteurs généraux de l’évolution des climats
D’autre part, la Terre accélère de l’aphélie (4 juillet – elle est au plus loin du Soleil) au périhélie (4 janvier – elle est au plus près) et elle décélère du périhélie (4 janvier) à l’aphélie (4 juillet), ce qui fait que la durée des saisons n’est pas rigoureusement la même dans chaque hémisphère. A notre époque, l’été nord est plus long que celui du sud, de deux jours, c’est le contraire pour l’hiver.

L’ axe des apsides (périhélie- aphélie) n’est pas fixe lui non plus : le degré du périhélie avance de 1°43’10,06’’ par siècle (valeur IMCCE), ce qui fait qu’il y a environ 10 000 ans, le périhélie était début juillet, soit lors de l’été de l’hémisphère nord et l’aphélie début janvier, soit lors de l’hiver de l’hémisphère nord. C’est ce sur quoi repose la théorie d’évolution des climats de Milankovic (sur le net http://fr.wikipedia.org/wiki/Milutin_Milankovi%C4%87).

La variation de distance de la Terre au soleil est donc un facteur déterminant de l’évolution des climats. L’effet produit par un soleil plus ou moins proche ou lointain sur le pôle de terre n’est pas le même que sur le pôle de mer. La durée des saisons, consécutive à la variation de vitesse de la Terre sur son orbite contribue aussi à cet effet.

Les êtres humains peuplent les terres émergées, c’est pour cela qu’il y en a davantage dans l’hémisphère nord. Ce point de vue n’est pas si bête, car au final, c’est bien nous, êtres humains modelés par notre Terre, qui plaçons le nord en haut dans nos représentations communes !

Tête et corps, excitation et inhibition
Dans nos représentations, quand il s’agit d’un corps avec une tête évidente, on place cette dernière au dessus du corps. Quand il s’agit d’un corps sphérique, on place le Nord en haut et le Sud en bas.
La tête est ce qui émerge du corps, elle est représentative de sa singularité.
Le corps, lui, la porte et il est représentatif de ce qui est commun aux individus de la même espèce.
La tête-nord tourne dans le sens inverse des aiguilles de la montre, dans le même sens que celui de la révolution. Elle va de l’avant !
Le corps-sud tourne dans le sens des aigillles de la montre, dans le sens inverse de celui de la révolution. Il freine !
On peut en déduire dans un premier temps une inertie au sud et une excitation au nord.
Mais ça ne s’arrête pas là : à l’inertie du continent polaire sud répond, autour de lui, la fluidité des océans qui l’entourent ; quant à la fluidité de l’océan polaire nord, elle est contenue entre les continents, plus inertes, qui le cernent.
Puisque les océans tempèrent, on peut en déduire qu’ils fluidifient, temporisent les effets climatiques alors que les continents, eux, y réagissent de manière plus directe, plus sèche.

NORD = sens de la révolution (inverse des aiguilles de la montre), concentration de la fluidité / expansion de l’étanchéité, tête, individu, apparence, particulier
/ SUD = sens des aiguilles de la montre (donc opposé à celui de la révolution) concentration de l’étanchéité / expansion de la fluidité, corps, collectif, nature, commun,.

Donc finalement, le nord concentre le fluide-collectif commun pour lâcher la bride à l’étanchéité individuelle particulière alors que le sud concentre l’étanchéité individuelle particulière pour lâcher la bride au fluide-collectif commun.
A partir de là s’élabore une vision très concrète du zodiaque.

Au Nord, le fluide collectif (Cancer) est cerné par les étanchéités individuelles (Gémeaux), au sud, l’individuel étanche (Capricorne) est cerné par le fluide collectif (Sagittaire).

Pourquoi le Bélier marque t-il le début de l’année naturelle ?
La tradition astrologique attribue la tête au Bélier et ce n’est pas sans raisons :

Lorsque le soleil entre en Bélier, le nord l’emporte sur le sud, le pôle d’eau entouré de terres emporte la faveur du soleil sur le pôle de terre entouré de mers. La dominante devient individuelle et cette individualité s’étanchéise et se démarque par rapport au collectif pluriel dont elle est issue (Poissons).
Le Bélier marque l’émergence du nord sur le sud, donc celle de la tête par rapport au corps, celle de l’individuel sur le collectif, celle de l’espèce humaine devant sa Terre-mère, une nouvelle Energie jaillissant de la Structure.
alors que du point de vue héliocentrique, la planète Terre (notre mère commune) entre en Balance.

Aux Gémeaux les étanchéités-individuelles nord atteignent leurs expansions maximales, au Cancer (point de vue géocentrique) le maximum de mise en lumière du nord-pôle fluide est atteint, un collectif unifié, une identité commune se définissent par leurs limites. A ce moment là, du point de vue hélio, la planète Terre (notre mère commune) est en Capricorne : unité essentielle des collectifs qui la composent.

Pour vous être à la fois agréable et efficace, rien ne vaut un petit poème



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